
Nord Sud - sam 08 mars 2008 -
Elles ont décidé de se doter de ce dont la nature les a dépourvues. Et cela, par tous les moyens. Comprimés, pommades de massage, produits injectables…tout un arsenal que les femmes utilisent aujourd’hui pour être appelées «bobaraba» à travers le grossissement de leur postérieur et leurs seins. Des pratiques qui malheureusement comportent des conséquences non négligeables.

K. Rokia s’était mariée le 8 février 2007. Malheureusement, cette union légale tant recherchée n’allait durer que le temps d’un feu de paille. Son époux, T. Adama allait la répudier 7 mois plus tard. Cela, au profit d’une autre au postérieur avantageux. Après cette déception, sa décision était prise. Il lui fallait par tous les moyens acquérir elle aussi, ce potentiel fessier. Rokia n’avait pas le choix. Elle devait être une « bobaraba » (expression malinké pour désigner les grosses fesses). «Je tenais à reprendre mon mari. Et pour ce faire, il me fallait devenir aussi une bobaraba surtout que certaines filles de notre quartier à Abobo étaient déjà passées par là.

• Ça mousse, les gars ?
- (Dj Mix) Ça mousse. Ça va fort même !
• Super ! Comment vous êtes-vous rencontrés ?
- (Eloh) Nous officions tous les deux au maquis la Cour des grands de Marcory en tant que DJ. Et nous avons décidé de sortir quelque chose ensemble et voilà, quoi !

• Cette œuvre marque-t-elle la rupture de vos carrières solo respectives ?
- (Dj Mix) C’est Dieu qui est fort. Nous avons décidé de rester ensemble, de former un duo. Pour le reste, c’est à Dieu de voir. Nous avons décidé d’évoluer désormais à deux.
- (Eloh) On est ensemble. Nous visons loin. Notamment une carrière inter.

Le bobaraba: une danse pour gros... derrières
Pour bien danser le bobaraba, il faut...
Le bobaraba: une danse pour gros... derrières
Le bobaraba est une danse qui fait fureur en ce moment en Côte d'Ivoire.
Pour bien le danser, il faut savoir secouer son... arrière-train! Le problème est qu'il a donné naissance à tout un marché noir de produits souvent dangereux qui prétendent accroître le volume de cette partie de l'anatomie des danseurs.

Un nouveau concept est en train de grandir dans la cité Abidjanaise. “Le Bobaraba”, produit de certains DJ est une danse qui met en exergue le postérieur de la femme.